Yakushima 20 août 2016

Ici les papillons font la taille de nos pigeons…

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…et les libellules remplacent les mouches, elles ne se posent jamais donc quasiment impossible de les prendre nettes en photo. On reconnait bien là l’hyperactivité japonaise !

sur cette photo vous n’en verrez qu’une et malheureusement je n’ai pas réussi à prendre ces nuées de libellules qui virevoltent partout du ras du sol à nos têtes.

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Je laisse mon acolyte scotchée à Greys Anatomy pour la journée, j’ai franchement mieux à faire.
Après 2h de marche en plein soleil et plus de 30 degrès, je décide d’aller voir la forêt de banyans à 1h de bus d’ici. Je prends donc mon bus à Isobe mon arret préféré, celui de nos hôtes Noriko, Yumi et Haruka, Sunginoko Guesthouse. Je surveille toujours d’un œil le montant qui évolue à chaque arrêt. Au japon, tu montes dans tous les transports et tu règles ton trajet à la sortie. Tout le monde monte et redescend par l’avant.

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Quand tu montes dans le bus, soit tu possèdes un pass et tu le montre au chauffeur, soit tu prends un ticket numéroté à la petite machine orange et tu regardes pendant ton trajet le grand tableau électronique affiché à l’avant, la case correspondante à ton numéro où le montant augmentera à chaque station supplémentaire.

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Lorsque tu préviens de ta descente tu règles devant le chauffeur le montant de ta case affiché soit en faisant de la monnaie de 1000 Yens dans la même machine ou tu insèreras ton dû. Les trajets en bus coûtent cher, il convient d’acheter à l’avance un pass pour la journée voire plusieurs jours cependant il sera amorti si vous vous rendez dans plusieurs destinations le même jour.
La meilleure solution reste de faire traduire en japonais ton permis de conduire largement 1 mois à l’avance depuis la france avant ton voyage, il te coutera environ 65 euros définitivement, sur le site vivre le japon qui se chargera de toutes les formalités compliquées ou bien 3 fois moins cher sur le site de la Japan Automobile Federation mais c’est chronophage et compliqué. Tu pourras aisément explorer l’île plutôt que dépendre des allées et venues moins fréquentes des bus.

Je descends à la station Shinoko et je me retrouve sur la route côtière que nous empruntons tous les jours et je décide de remonter la rue au hasard. Sur le site tourisme japon on parle de marche de moins de 5 mn mais pas d’autre indication. J’arrive très vite à une grosse pancarte qui me conduit vers la mer, un port peu fréquenté sur une étroite et longue baie.

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J’arrive à l’entrée de la forêt. Une petite maison office d’accueil avec une petite dame qui me demande 200 Yens et me propose de prendre un ogi, éventail japonais rigide arrondi et je comprends qu’il fait très humide.

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Nous sommes deux, une touriste japonaise et moi avec nos appareils photos subjuguées par ces racines entrelacées qui composent ces arbres de banyans ou figuier de banian, plus grand arbre d’asie qui ne cesse de grandir, années après années.

Le spectacle est grandiose, on s’imagine prise entrelacée, emprisonnée des lianes. On voit des réunions de troncs assemblées de silhouettes érigées tombantes et descendantes, on ne voit pas les origines. Les liens partent du sol et remontent jusqu’aux branches tendues commes des toiles d’araignées, voilà, ce sont des toiles de bois qui dessinent des arbres ! Dissimulent des excavations vers des chemins secrets. Rappelez-vous Totoro, c’est exactement comme cela, des passages se créent vers des univers sages où vous pourrez vous étendre et faire un somme. Attention toutefois car vous êtes observé, tous ces corps entrelacés vous invitent à les suivre et entonnent à l’image des grandes orgues une musique intérieure, c’est une invitation. Cette forêt vous communique sa force, on ressent son énergie, la poésie va rapidement s’estomper malheureusement…

5 minutes passent et nous comprenons enfin que les ogis nous seront utiles simplement pour se frapper les jambes et les bras puisque aussitôt compris nous sommes attaquées par des dizaines de moustiques. Cette sensation de brûlure sur mes jambes est insupportable et pourtant je tente d’oublier ; nous entamons une petite gigue à nous deux pour rester en vie et nous ingénions à poursuivre nos clichés, un peu plus activement qu’au départ. P de saloperies de moustiques pensais-je.
Heureuse que le circuit s’achève rapidement, dès que je tente de faire un zoom sur une liane je me fait attaquer !! Je me sauve vite et je vais rejoindre la mer où je passerai une heure au soleil à explorer les coraux et la mini faune restée en éveil sous quelques nappes.

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Le récif coralien

J’irai ensuite au hasard de l’autre côté vers la montagne parcourir cette végétation pressionnante. Je découvrirai un chemin menant à un sanctuaire, il y en a partout au japon, oû je reprendrai le combat moskitori et rebrousserai chemin en vitesse.

 

Je reviens à mon arrêt de bus. Toutes les heures à divers endroits, ici route de bord de mer, un haut-parleur se déclenche et nous chante un air style de noël comme les petites musiques ludiques électroniques qui différencient les stations de métro à Tokyo. Ça surprend un peu en pleine nature !

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Lorsque je monte dans le bus qui me ramène à Sunginoko, je tombe sur un chauffeur en train de discuter avec 2 jolies touristes japonaises avec sin casque tout fort en regardant la route, c’est trop drôle !! Les filles ont craquées sur lui et ça tchache tellement fort que ça couvre l’opératrice enregistrée qui annonce les stations prochaines en japonais puis en anglais. En général les chauffeurs de bus travaillent en gants blancs, sont très sérieux seulement lorsque tu leurs parle, deviennent incroyablement souriants et sympatiques ! Lorsque les deux filles sont descendues, elles ont bloqué tout le monde à l’arrêt en prenant des selfies avec leur chauffeur préféré, lui de tomber sous le charme et ensuite, pendant le reste du trajet, saluant jovialement des gens dans la rue régulièrement, des ptits coucous par-ci par-là à tous les chauffeurs de car que nous avons croisé et même d’autres compagnies ! J’me suis dit, toi, tu dois être la mascotte de l’île. J’en ai profité pour lui demander une photo en descendant moi aussi !

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ご清聴ありがとうございました

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