Yakushima 17/18 août 2016

Une envie inopinée de plage

Le décalage horaire commence à disparaître

17 août 2016
Petit dej traditionnel à 9h.

Nous vivons en permanence avec la climatisation dans les maisons, les transports, les boutiques, il fait très chaud et humide, ça colle dehors, dessous, partout, alors nous avons choisi pour la première journée une plage à proximité que nous avons rejoins à vélo, jolie plage avec de jolies vagues et la plus grande surprise fut la température de l’eau, juste ce qu’il faut pour s’immerger sans différence avec la température du corps. Nous y passerons la journée.

image

image

Seulement une vingtaine de personnes pour nous accompagner du matin jusqu’en fin d’après-midi. Les japonaises souhaitent préserver la blancheur de leur peau et passent la journée à la plage toutes habillées avec de longues mitaines jusqu’aux coudes ou manches et jambes longues. Les enfants nous observent avec nos petits maillots deux pièces.

image

image

image

image

image

image

image

image

image

18 août 2016

Rencontre avec les Yakusaru, singes de la fôret

La randonnée la plus populaire de l’île se nomme Shiratani Unsuikyo.
Elle est située entre 600 et 1200 m d’altitude et constituée de 424 hectares.
La forêt naturelle est un endroit impressionant revêtu de racines abondantes des milliers de cèdres millénaires les Yakusugi.
Nous y accedons depuis notre maison ce matin à 7 heures avec deux bus. Le second grimpe dans la montagne et plus on avance plus il emprunte des chemins à voies uniques. Lorsque nous croisons une voiture cela devient compliqué.
Ce parc naturel offre différents circuits de treaking. Nous assistons à des décors de mousses géantes et troncs déracinés. Ces attractions ont sensibilisées Hayaho Miyasaki pour son film Princesse Mononoke. Au printemps ce serait un spectacle encore plus beau puisque le parc est recouverts d’Azalées et fleurs de cerisiers. On appelle ça le parc, en réalité c’est une forêt abrupte traversée de sentiers plutôt bien aménagés. L’entrée vous coûtera 300 JPY, environ 2,50 euros.

Le début de l’excursion nous emmène à traverser des cascades dans la roche.

image

image

 

Un pont suspendu et puis un très long escalier horizontal en bois parfois plat, parfois grimpant.

image
Puis nous ne ferons que grimper par-delà les racines qui tapissent le sol. La température est légèrement redescendue dans le sous-bois toutefois l’humidité est importante. Chaque japonais, que ce soit en ville ou dans la nature ne se déplace jamais sans sa serviette éponge de poche ou plus grande, autour du cou.

La forêt de Miyasaki oú les racines se meuvent comme des serpents animés. Nous pouvons passer à travers des troncs pour rejoindre des mondes magiques !

 

Nous entendrons après une heure de balade, un grognement très strident comme un cri plaintif de chouette continu et puis apparaîtra, à 50m dans les hauteur, un grand Yakusaru qui disparaîtra assez rapidement. Dans l’heure qui suit nous ne traverserons que des racines.

image

Une espèce en voie de disparition ! Heu non une espèce unique ! D’ailleurs lorsque je croise un groupe de japonais dans la montagne, nous échangeons pas moins d’un bonjour par personne, parfois deux, ça fait beaucoup de bonjours tout de même et cela donne ceci : KonnichiWaaaaaaaa (prononcer en faisant résonner le WAAAaaaaaaa…..), et le plus souvent cela se transforme en chWAAAaaaaa… !!, chWAAAaaaaa… !!, chWAAAaaaaa… !! Je sais, je sais, quel effet, ce Waaaa qui résonne dans la montagne. Mais ce n’est pas moi qui ait crié ! C’est lui !

image

Bon ma photo est ratée, il avançait trop vite. Lui, ne m’a même pas lancé le moindre regard ! chWAAAaaa… Saruuuuu ! Il poursuivait sans doute une autre, plus belle que moi…

 

Alors nous avons continué à grimper, puis grimper, puis sentant mon acolyte sur les rotules, j’ai cédé au retour un peu avant la fin du trip.

Un beau spectacle nous attendait enfin un peu plus bas, une famille de Yakusaru, ces fameux singes endémiques. Les plus gros étaient installés à une vingtaine de mètres de nous dans les hauteurs sur une grosse branche horizontale et j’imagine, un mâle, cherchant les poux d’un autre singe. Soudain, à nos pieds arrivèrent un, puis deux, puis trois tout petits sans nous montrer aucune inquiétude ni intérêt et avançant en grignottant des bricoles glanées dans la mousse entre les racines. Ils rejoignirent le groupe plus haut.

Surprendre des animaux dans leur univers naturel préservé est un moment intense. J’avais déjà vu des singes au zoo et là j’étais émue.

Nous prenons quelques photos et puis laissons la nature tranquille. Nous ne verrons pas de daims (Yaku-deers) dont on nous parle tant, qui cohabitent avec les singes et dont on raconte qu’il portent habituellement ces Yakusaru sur leur dos !

[vimeo video_id=”179446562″ width=”100%” height=”auto” player_id=”player1″] [vimeo video_id=”180398913″ width=”100%” height=”auto” player_id=”player1″]

Je tiens à souligner que les réalisatrices ont dû garder les bras en l’air sur la pointe des pieds, sans respirer, sans se gratter et sans éternuer.

ご清聴ありがとうございました

image