Tokyo avril 2017 – episode 10

EPISODE 10

Pélerinage au japon, avril 2017 – Tokyo • Fujiyoshida • Wakayama • Asuka • Nara • Kyoto

Tokyo 16-18 avril 2017

Parcours imaginé « comme-ci comme-ça » il y a environ quatre mois :

Tokyo Fujiyoshida (Yamanashi) Wakayama Asuka Nara Kyoto

Je passai la journée seule, me retrouvant avec moi-même et toujours ces mêmes sensations de découvertes des lieux et de soi.

Shinbashi,

littéralement « Pont neuf », dans le district de Minato-ku, est un quartier de Tokyo, situé à l’est de la ville. C’est aussi le nom de l’un des arrêts de la ligne Yamanote, ligne de train entourant le centre ville de Tokyo. Un contraste entre le grand quartier d’affaires architectural et la vieille ville derrière la gare.
Pour le touriste traditionnel et parfois même les locaux, Shimbashi est une zone inattendue, voire séduisante sous certains aspects, elle reste néanmoins méconnue. Elle n’en demeure pas moins l’un des quartiers les plus typiques de la capitale nippone pour la néophyte fouineuse que je suis ; je ne souhaitais pas spécialement me retrouver dans un des quartiers d’affaires et cette dissonance fut tout à fait saisissante.

On dirait que c’est le désert, je vous assure que je n’ai retiré personne avec Photoshop, nous sommes en semaine, les japonais travaillent…

…Petit aparté,

nous pensons après maintes constatations, que l’âge de la retraite ici n’existe pas… et puis nous avons lu qu’aujourd’hui, un quart de la population japonaise a dépassé 65 ans. En 2060, ils seront près de 40%. Également, avec un tout faible indice de fécondité, qui ne permet pas une reconstitution de la population, si cela continue, la population active perdra 27 millions d’actifs. Alors il vaut mieux tenir compte de ces données, se recentrer et faire avec… Les seniors sont dorénavant investis et fermements incités à prolonger leur vie en entreprise et y trouvent une raison à savoir conserver un statut et une intégration sociale à l’infini, rester entouré et tromper la solitude. Beaucoup de ces personnes « âgées » sont embauchées dans les konbini, supérettes ouvertes toute la journée et la nuit, également chez les géants électroniques comme Ricoh. Tous ces gens que j’ai vus les uns derrière les guichets des transports en communs, les autres occupés à nettoyer les espaces, tous les espaces. De plus en plus d’entreprises souhaitent retrouver les séniors, toutefois, cela ne peut s’adapter dans tous les pays, ce lien au travail est déjà intégré dans les esprits dès le plus jeune âge.

Il est 19 heures, heure de pointe, je pensais au monsieur à droite — n’allez pas rapprocher son sommeil avec son âge, les japonais s’assoupissent bien plus que nous dans les transports en commun, une personne sur quatre dort profondément pendant son trajet, aussi bien tout jeune que tout âgé ; vous aurez maintes fois l’occasion de recevoir des têtes sur vos épaules, tomber lourdement et oups remonter en zébulon et retomber lourdement et oups… !

Donc dans ce quartier, je ne vois personne déambuler, les tokyoïtes sont enfermés dans leur bureaux et les touristes ne sont pas ici à 10h du matin, peut-être un peu tôt pour les visiteurs…

Shinbashi, c’est un lieu à parcourir le soir, repaire des salarymen (appellation des employés de bureau dont l’essentiel du temps et les centres d’intérêts sont communs) venant se décontracter, boire des verres et manger sur le pouce quotidiennement hors des lieux touristiques. Dans les ruelles étrécies se propagent les clubs de karaoké, les lieux de « massage », les « pachinko », commerces pour adultes, salles de jeux illuminés par des néons versicolores datant de la Bubble period. Les guinguettes animées donnent un ton populaire à ce quartier d’affaire aux lignes strictes et rues désertes le jour pour qui aime les espaces rectilignes et le vide, la nuit pour qui veut s’habiller en salaryman et prendre part à la vraie vie tokyoïte — les images qu’ils se gardent de vous montrer le jour.

Un contraste sensationnel. 10:30, les échoppes sont encore fermées, petit à petit on ouvre une porte, on nettoie, on prépare pour le déjeuner. Je me fais toute petite lorsque j’envoie un œil un peu loin.

 

Jamais avec des mots déplacés, ils s’expriment toujours par des images. Si quelqu’un connait le nom du créateur ? Pas vu !

Il soulève le bitume, séduit toutes les matériaux, enlace les esprits, le rose vous sourit !

 

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Minato-ku,

Le parc de Shiba est l’un des plus vieux parcs du Japon (encore le plus vieux en compétition avec tous les autres plus vieux). Avec les parcs d’Ueno, Asakusa, Fukagawa et Asukayama, il est l’un des premiers parcs du Japon à avoir été reconnu officiellement par la loi Dajokan-futatsu en 1873 (6ème année de l’ère Meiji). Il est devenu un modèle précurseur de l’aménagement des parcs. Au début, c’était un vaste espace abritant le site du temple Zojo-ji mais, après la guerre, avec la séparation de l’État et de la religion, l’enceinte du temple s’est retrouvée exclue du parc, lui conférant sa forme actuelle.
Ce parc chargé d’histoire regroupe diverses variétés d’arbres, dont des camphriers, des zelkovas du Japon ou encore des ginkgos.
Pour une meilleur exploration, vous pouvez toujours grimper tout en haut de la Tokyo Tower, réalisée et achevée en 1958 par l’architecte Tachū Naitō, conceptualisée selon la tour Eiffel bien entendu, un peu plus grande, ce qui en fait l’une des plus hautes tours en métal du monde. Mais pas la même grande classe, le panorama y est extraordinaire, toutefois elle n’abrite à ses étages que des magasins de souvenirs plutôt vulgaires.

Autour du parc, vous y retrouverez le repaire de statuettes Jizo protectrices des enfants de tout âge et à naître ; déjà évoqué précédemment,

cliquez ici pour lire l’histoire des statuettes Jizo

Nous avons certainement vu passer un bœing 777 sans y prêter attention…

Pour les prolongations impondérables et confusions, le japon peut parfois souhaiter vous garder dans ses filets et sa poésie.
J’étais sereine, pensant rentrer tranquillement à Paris le dimanche soir… et le japon m’a enivrée, enveloppée de toutes ses fragrances et de la musique de son langage, je suis restée une journée de trop sans le savoir, alors je suis restée trois journées de plus, euh là c’est moins poétique, ce sont des frais et de l’organisation éclair… !

et puis je l’ai vu, zen dans sa belle robe orange et je me suis dis…

… que rien ne nous ferait rentrer plus vite.

À bientôt pour un épisode 11, il reste une étape et une thématique à écrire.
Bien à vous,
Céline

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