Fuji avril 2017 – episode 4

EPISODE 4

Pélerinage au japon, avril 2017 – Tokyo • Fuji Fujiyoshida • Wakayama • Asuka • Nara • Kyoto

Fujiyoshida – avril 2017

une montagne-volcan en forme de montagne qui fait un pied de nez à ses voisines, Fuji-san porte un vison blanc !


À environ deux heures en bus de la gare centrale de Shinjuku, se trouve la préfecture de Yamanashi où Fujiyama (le Mont Fuji), le volcan gris, fait sa belle face à ses voisines car elle change de robe plusieurs fois par jour ! La ville se nomme Fujiyoshida, à moins de 800 m d’altitude, elle se développe dans tous les sens touristiques et peut remercier la belle aux 3776 m, que vous pouvez gravir à tout âge entre juillet et août. L’idéal étant de grimper pendant 6 heures, dormir dans un refuge, en pensant à Amélie et rentrer le lendemain matin à partir de 4:30 pour voir le lever du soleil !

Le mont Fuji possède différents noms, dont certains sont erronés. Ainsi, en japonais, le mont Fuji se prononce Fujisan mais, en raison d’une erreur de lecture du kanji 山, il arrive que les Occidentaux l’appellent « Fujiyama ». Parler de « mont Fujiyama » est en tout cas une faute puisque yama signifiant déjà « montagne » !

Le mont Fuji est une montagne sacrée depuis le 9e siècle. Dans le shintoïsme, la légende raconte qu’un empereur ordonna de détruire au sommet de la montagne un élixir d’immortalité qu’il détenait : la fumée qui s’en échappe parfois serait due à ce breuvage qui se consume. De plus, selon la tradition, les divinités shintô Fuji-hime et Sakuya-hime y habiteraient tout comme Kono-banasakuya-hime, « La princesse qui fait fleurir les arbres » (en particulier les cerisiers). Le bouddhisme vénère quant à lui sa forme rappelant le bouton blanc et les huit pétales de la fleur de lotus. Toutes ces raisons font que son ascension est interdite aux femmes jusqu’en 1872 : une chapelle appelée Nyonin-do (« refuge des femmes ») leur permet d’attendre à l’abri leurs maris, fils ou frères.

Comme elle change de tenue sans cesse et ne remet jamais la même robe, chacun pourra attendre qu’elle retire son loup, son châle, son cache-nez, sa couronne, pour rapporter une photo différente à chaque heure de la journée. La seule photo vue de notre chalet avec un vrai bleu pour contraster ses paumettes.

Pour ceux qui connaissent Antibes, on se croirait à Gréolières avec de la neige partout et une espèce de mistral constant. Le chalet est cosy, il n’est pas en photo, ci-dessous le parking. L’herbe est loin d’être verte, du foin humide parsème tous les sols. L’anti-photo d’épinal en somme, mais belle tout de même !

 

Je pars en expédition toute seule cette journée, mon acolyte a décidé de rester couchée aujourd’hui. Comment pourrais-je ne pas profiter d’une seconde de découvertes ! Mon hôte Hidenori me propose de me conduire en voiture à la gare et m’explique quels seront les transports et directions à prendre. On m’aurait dit en français, viens au guichet de la station de train, je te prends un billet aller et tu monteras sur le quai N°3 pour prendre le train et descendre à Shino Yoshida, en m’indiquant les horaires sur le panneau électronique, ensuite on m’aurait dit toujours en France et en français, pour le retour tu rentreras chez nous par le bus de la ligne N°2. Et bien j’aurais écouté avec la même attention et je serai quand même montée dans le bus de la ligne No3 et au bout de 40mn de bus j’aurais compris que je ne suis pas dans le train !… Je fais machine arrière… et j’arrive à destination avec une heure de retard sur mon programme ; Fuji-san s’est couverte alors subrepticement, à mon grand regret.

Pour atteindre la pagode Chureito, il faut grimper environ 300m de marches d’escalier en pierre à 40 degrés, en se délectant d’un cornet de glace sakura, c’est encore plus facile !

 

 

Arrivée presque au panorama, la pagode, qui dans quelques jours sera parée de branches roses.


Au sommet de la pagode, une fille me tape sur l’épaule – j’ai pris une photo de toi devant la montagne, et la conversation s’enchaine, elle vit à Shangai, les voyages se confondent entre amoureuses du japon…

Alors qu’au sommet de la pagode, une vingtaine de photographes patientent que Fuji-san veuille bien se deshabiller le temps de mille clichés, tous rassemblés autour d’un panoramique de mini-mini sacré cœur sans foule ;  je reste le temps de discuter avec Melle chinoise dont le prénom en trois parties était impossible à retenir,

 

et je quitte l’assemblèe, je redescends les marches et direction de Kotoku parc, toujours des endroits décidés au feeling.

Je questionne un homme qui rentrait chez lui et tout naturellement, il va m’accompagner à pied jusqu’au chemin qu’il pouvait simplement m’indiquer ! Les japonais prennent le temps pour les autres. Je grimpe 1 km plus loin environ, ce parc se situe sur le versant d’une autre montagne en réalité n’a aucun aspect de parc au sens propre et sera bientôt de tous les roses possible ; je suis arrivée trop tôt, dommage pour moi, de rares bourgeons encore en gestation apparaissent. Plus je grimpe et plus la vue de Fuji-san est spectaculaire, je me mets à parler toute seule d’émotion ! Personne aux alentours, je me sens un peu seule car pas une fleur de cerisier, juste un décor hivernal, de la neige partout, une température douce encore jusqu’à 16 heures mais elle est là et s’est dénudée devant moi !

Pas un chat…

Et puis en redescendant je ne cesserai de la prendre en photo, elle me suit !!

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